A qui prête la banque ?

La banque étant une entreprise indépendante, elle est libre de prêter ou de refuser un crédit. Dans la décision de l'octroi d'un prêt, le facteur ressources n'est pas seul en cause pour que la banque prenne sa décision. La banque ne prête pas à n'importe qui. Quels sont les autres facteurs qui peuvent peser sur une décision ?

Conditions d'âge pour souscrire un prêt

         

Autres facteurs

Du moment que le risque peu-être couvert par une assurance et que le remboursement peut être assuré par un revenu, il n'y a pas de règle quant à la limite d'âge. Les banques ont reculé leur limites au fur et à mesure que les assurances reculaient leurs dates butoir de prise en charge des garanties de prêt. Les crédits pouvant s'étendre jusqu'à des durées de 50 ans, la banque calcule son risque par rapport à l'âge et au niveau des ressources potentielles pendant la durée du crédit. Si l'emprunteur est âgé de 50 ans ou plus au moment d'un prêt d'une durée de 20 ans, elle tiendra compte des revenus du moment, des retraites probables et de la garantie par les assurances.
  • La nationalité de l'emprunteur

Les banques prêtent sans restriction de nationalité, du moment que l'emprunteur étranger est résident, dispose de revenus en France et est en conformité avec la réglementation concernant le séjour des étrangers sur le territoire.

  • Personnes inscrites dans des fichiers d'incidents bancaires. La première vérification effectuée pour accorder un crédit, est celle de la solvabilité du demandeur de crédit.

Cela exclut de fait les personnes non solvables ou à risques :

  • Les personnes fichées au FIPC : le fichiers des incidents de paiement de crédit.
  • Les personnes fichées en Banque de France pour incident de paiement de chèques.
  • Les personnes en situation de surendettement.

Pour les personnes non fichées, virtuellement en situation de surendettement du fait d'un montant élevé de crédits à la consommation, mais dont les ressources ont permis de faire face à d'éventuels incidents, se posera le problème de la quotité de ressources par rapport au crédits. Elles ont tout intérêt à penser leur projet à moyen terme et non dans l'immédiat. Dans un premier temps, elles peuvent envisager de résorber leur situation et de la rééquilibrer en procédant à une restructuration de leurs crédits par un rachat de tous leurs crédits.

Au bout de quelques mois, quand les comptes sont apurés des prêts à la consommation et que la charge de crédit mensuelle est revenue à une quotité raisonnable grâce à un étalement dans le temps, vous pouvez envisager une demande de prêt immobilier.

Les banques prêtent en fonction des ressources et du risque dans la pérennité de ces ressources.
Elles ne font pas de difficulté pour prendre en considération l'étude d'un dossier s'il s'agit d'un couple de fonctionnaires. Elles seront plus regardantes et plus réticentes au fur et à mesure que la situation professionnelle présente à leurs yeux une fragilité. Il n' y a pas de règles établies, essentiellement du pragmatisme.

 

Durée de présence dans l'entreprise et emprunt
Les salariés en contrat à durée déterminée qui travaillent depuis plusieurs années dans un même entreprise solide, ont plus de probabilité de se voir accorder un crédit, s'ils remplissent par ailleurs les autres critères. Un salarié embauché depuis moins d'un an présente plus de risques que celui qui est là depuis 10 ans.

  • Le profil des emprunteurs.

Le profil du demandeur est important, si cela induit des évolutions de ressources positives : un jeune ingénieur diplômé, un jeune médecin salarié sont plus intéressants pour la banque qu'un intermittent du spectacle ou un employé de bureau.

  • Solidité financière des employeurs.

En tête de garantie tous risques : les salariés titulaires du secteur public, fonctionnaire de l'Etat et des collectivités locales.
Puis les entreprises anciennes, assises, structurées, avec une bonne cote bancaire et un risque de disparition brutale moins élevé.
Travailler depuis 20 ans dans une société de dimension internationale centenaire est plus prisé que de gagner sa vie dans une entreprise de taille artisanale qui s'est créée il y a 18 mois dans le secteur de la communication. Et s'il s'agit d'un couple, le risque sera apprécié en fonction des critères propres à chacun des deux demandeurs de crédit.

  • Risque de perte d'emploi et emprunt

Les salariés en CDD ou en CDI, intérimaires. Il est indéniable qu'un salarié en contrat à durée indéterminée travaillant dans une entreprise solide est avantagé par rapport à un CDD. Parfois, la lettre d'intention d'un employeur de convertir le contrat à durée déterminée en CDI, suffit à débloquer un dossier.

  • Les intérimaires font de moins en moins l'objet de réticences, dans la mesure où les contrats précaires se développent et représentent un pourcentage notable des emplois salariés. Nombre de banques fiancent le salarié en intérim comme n'importe quel salarié, s'il justifie d'activité conséquente et régulière depuis au moins 3 ans. On évalue alors ses ressources à la moyenne de ce qu'il a gagné pendant cette période.
  • Les professions indépendantes.

Les professions indépendantes n'ont pas toutes, la même cote. Si toutes les banques voient d'un bon oeil les professions libérales soumises à un ordre professionnel (secteur médical, expertise-comptable, notaires,...), les autres professions indépendantes libérales, comme les commerçants et les artisans n'ont pas la même estime de la part de toutes les banques. Certains établissements se sont fait une spécialité du financement des artisans ou des commerçants qu'ils connaissent un peu mieux, mais il faut de manière générale que les plus jeunes de ces indépendants, puissent prouver par plusieurs bilans que leurs entreprises sont saines, assises et capables de leur assurer des ressources pérennes, avant de pouvoir obtenir un financement.
 

Demande d'informations

Un courtier peut répondre à vos questions personnelles en direct, vous pouvez :

appeler ACPI Courtage au 05 61 92 17 09 ou nous contacter par Internet en cliquant ici